Au Niger, le président déchu Mohamed Bazoum sera poursuivi pour haute trahison annonce la junte militaire

Avec cette annonce les militaires démontrent leur volonté de ne pas céder aux pressions régionales et internationales pour rétablir Bazoum au pouvoir.

Dans un communiqué paru dimanche et lu à la télévision d’Etat, les nouveaux dirigeants du Niger ont annoncé avoir des « preuves pour poursuivre devant les instances nationales et internationales compétentes le président déchu et ses complices locaux et étrangers, pour haute trahison et atteinte à la sûreté intérieure et extérieure du Niger ».

Cette décision du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) a un peu surpris au moment où les putschistes se sont déclarés ouverts au dialogue pour trouver une issue à la crise.

Le Premier ministre nommé par la junte, Ali Mahamane Lamine Zeine, s’est dit optimiste quant à la tenue de pourparlers avec la CEDEAO dans les prochains jours « pour discuter de la manière dont les sanctions contre nous seront levées ».

La CEDEAO a imposé des sanctions à la junte, notamment en coupant l’électricité au Niger. Cela a provoqué des coupures de courant dans la capitale Niamey et dans d’autres grandes villes.

Le président déchu est détenu avec sa femme et son fils dans le sous-sol de son palais depuis que le coup d’État le 26 juillet et leur santé suscite de plus en plus d’inquiétudes.

Samedi 12 août, Mohamed Bazoum a pu recevoir la visite de son médecin personnel. Selon lui, toutes les personnes retenues « vont bien » et Mohamed Bazoum « a le moral haut ». Mais le président a indiqué que le traitement réservé aux siens et à lui-même est « inhumain et cruel ».

Le chef des droits de l’homme de l’ONU, Volker Turk, a qualifié les conditions de détention d’inhumaines, dégradantes et contraires au droit international des droits de l’homme.

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