Drame de la pirogue de Fass Boye : Le carburant épuisé à 69 Km de Tenerife, Selon un responsable des pêcheurs

Les détails tragiques émergent concernant le naufrage de la pirogue de Fass Boye au large du Cap-Vert, avec des révélations poignantes sur les circonstances ayant conduit à cette catastrophe. Pierre Mboup, président du Réseau national des quais de pêche du Sénégal, a dévoilé lors d’un forum sur l’émigration clandestine, que la pirogue était à court de carburant à seulement 69 km de Tenerife.

« A 69 kilomètres de Tenerife, le carburant était épuisé », a précisé Pierre Mboup, ajoutant un éclairage sombre sur cette tragédie qui a secoué la nation. La pirogue avait quitté Fass Boye avec 101 passagers à bord, mais seulement 36 ont survécu pour atteindre le Cap-Vert après plus d’un mois de voyage tumultueux. Malheureusement, six des survivants n’ont pas survécu à leur calvaire. Un rescapé reste encore sous traitement à Sal, dans ce pays insulaire.

Le gouverneur de Thiès, Alioune Badara Mbengue, a présidé un forum sur cette question brûlante, réunissant des représentants d’organisations de pêcheurs, des institutions de jeunesse, des structures liées à l’emploi des jeunes, des élus locaux et des représentants d’entreprises.

Pierre Mboup, qui a été impliqué dans le sauvetage des rescapés, a souligné la nécessité d’un suivi psychologique pour ces survivants, en raison des horreurs qu’ils ont vues lors de ce voyage désastreux.

Ce triste événement met en évidence les risques immenses que prennent les candidats à l’émigration clandestine, souvent dans des pirogues mal équipées et sans ressources suffisantes. Pierre Mboup a souligné que beaucoup de ces voyageurs partent sans avoir la possibilité de vérifier l’état de leur embarcation, la quantité de carburant ou de vivres disponibles.

Le capitaine Awa Guèye, commandant de la compagnie de gendarmerie de Thiès, a également souligné que ces candidats à l’émigration sont souvent considérés comme des victimes, tandis que les véritables coupables sont ceux qui organisent ces voyages dangereux. La lutte contre l’émigration clandestine reste un enjeu crucial pour le Sénégal, visant à sauver des vies et à empêcher que de telles tragédies se reproduisent.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *