Impasse au Niger : Plus de 200 Sénégalais en attente de rapatriement sur fond de tensions régionales

Les événements tumultueux qui secouent actuellement le Niger ont laissé des centaines de ressortissants sénégalais dans une situation précaire, cherchant désespérément un moyen de rentrer chez eux. Parallèlement, la situation politique volatile du pays a poussé la CEDEAO à imposer des sanctions, reflétant une préoccupation croissante quant à la stabilité de la région du Sahel.

Le Niger, en proie à une crise politique, est devenu un point chaud pour les ressortissants étrangers souhaitant rentrer chez eux. Parmi eux, la communauté sénégalaise a exprimé de sérieuses préoccupations. La menace d’une intervention de la CEDEAO a particulièrement alarmé certains, les poussant à envisager de se déplacer vers d’autres pays comme le Bénin ou le Togo pour échapper à d’éventuelles hostilités.

Alassane Diop, secrétaire général de l’Association des ressortissants sénégalais au Niger (Arsen), a été chargé de recenser ceux qui souhaitaient être rapatriés. Jusqu’à présent, le nombre a dépassé les 200 personnes. La tension est palpable, avec de nouveaux noms ajoutés à la liste chaque jour. Diop a révélé : « Vraiment les nerfs sont un peu tendus, mais on fait avec ».

La détérioration de la situation au Niger a suscité des réactions vives de la part des organisations régionales. Le président de la CEDEAO, Bola Tinubu, a annoncé de nouvelles sanctions par l’intermédiaire de la banque centrale du Nigeria. Ces mesures ont été déclenchées après que la junte au pouvoir au Niger a refusé l’entrée à une délégation conjointe de la CEDEAO, de l’Union africaine et des Nations unies.

La région du Sahel est particulièrement vulnérable à cette instabilité. Une série de coups d’État récents et une insurrection islamiste croissante en Afrique de l’Ouest ont mis la région sous les projecteurs. Le Niger, autrefois considéré comme un allié stable, se trouve désormais à un carrefour. Le coup d’État a suscité des inquiétudes quant à l’approvisionnement en nourriture et en médicaments, compromettant les efforts humanitaires.

Matthew Miller, porte-parole du département d’État américain, a exprimé les préoccupations des États-Unis face à cette situation, soulignant les répercussions pour l’assistance fournie par les États-Unis au Niger. Les programmes américains visant à renforcer les capacités antiterroristes du Niger sont parmi ceux qui ont été suspendus à la suite du coup d’État.

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