La Journée mondiale de l’Environnement passe inaperçue au Sénégal malgré l’urgence de la pollution plastique.

Le Sénégal, comme le reste de la communauté internationale, célèbre chaque année la Journée mondiale de l’Environnement (JME) le 5 juin. Cette journée a été instaurée par l’ONU en 1974, offrant une occasion aux acteurs de se réunir, de sensibiliser et de renforcer la conscience environnementale de la population pour la protection de l’environnement.

En marge de cette journée, l’Institut des Sciences de l’Environnement (ISE) de l’Université Cheikh Anta Diop organise une série d’activités sur une semaine entière en faveur de la protection de l’environnement. Cette année, le thème retenu est « Pollution plastique au Sénégal : quelles solutions pour un développement durable ? »

Cependant, en raison du contexte tendu qui règne actuellement dans le pays, cette journée est passée presque inaperçue pour la majeure partie de la population. Malgré cela, le Dr El Hadji Mamadou Sonko, directeur de l’ISE, revient sur les activités auxquelles les étudiants ont participé malgré le contexte difficile.

Selon le ministère de l’Environnement, le Sénégal produit chaque année plus de 250 000 tonnes de déchets plastiques, dont seulement 30 000 tonnes sont recyclées. Dans la seule région de Dakar, on estime que la quantité de déchets plastiques issus de la production quotidienne de 1 500 tonnes de déchets solides urbains s’élève à 99 700 tonnes par an, dont 78 % sont des emballages plastiques.

La pollution plastique a un impact sur la qualité de vie, la santé des populations et les écosystèmes marins. Pour lutter contre ce fléau, l’État du Sénégal a adopté la loi n°2015-09 du 4 mai 2015, qui interdit la production, l’importation, la détention, la distribution et l’utilisation de sachets plastiques à faible micronnage, ainsi que la gestion rationnelle des déchets plastiques. Cependant, en raison de son manque d’efficacité, cette loi a été abrogée et remplacée par la loi n°2020-04 du 8 janvier 2020, qui vise à prévenir et réduire l’impact environnemental des produits plastiques. Malheureusement, cette nouvelle loi peine également à être mise en œuvre de manière effective.

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