Mamadou Lamine Diallo propose la réduction du pouvoir présidentiel au Sénégal dans son programme pour 2024

Mamadou Lamine Diallo, leader du mouvement Tekki et candidat à la présidentielle de 2024, fait de la réduction du pouvoir présidentiel l’un des piliers de son programme politique. Cette proposition gagne en pertinence au regard des événements récents, notamment le projet de loi visant à réviser l’article 87 de la Constitution, qui permettrait au président de dissoudre l’assemblée nationale à sa convenance, après consultation du premier ministre et du président de l’assemblée.

Dans le paysage politique sénégalais, d’autres voix se sont élevées pour dénoncer cette modification de l’article 87. Cheikh Bamba Dieye, un autre leader politique, affirme que cette mesure constitue une grave régression démocratique, soulignant qu’elle n’a jamais fait l’objet d’un consensus lors du Dialogue Politique national.

Le pouvoir du président de la république au Sénégal est actuellement étendu, ce qui suscite des inquiétudes quant à la séparation des pouvoirs et à l’équilibre démocratique. En tant que président du conseil de la magistrature, le président exerce une influence significative sur les pouvoirs judiciaire et législatif.

Mamadou Lamine Diallo propose ainsi une révision de cette répartition des pouvoirs et plaide pour une réduction du pouvoir présidentiel. Son objectif est de renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire et de permettre au parlement d’exercer un contrôle plus effectif sur le gouvernement. Cette réforme vise à préserver l’équilibre des pouvoirs et à renforcer la démocratie au Sénégal.

Cette proposition s’inscrit dans une vision plus large de la gouvernance démocratique et de la séparation des pouvoirs. Elle souligne la nécessité de repenser les institutions du pays afin d’assurer une meilleure répartition des responsabilités et une plus grande transparence dans le processus décisionnel.

Il revient maintenant aux citoyens sénégalais d’étudier attentivement les propositions de chaque candidat à la présidentielle de 2024, en particulier celle de réduire le pouvoir présidentiel, et de décider quelle vision de la gouvernance correspond le mieux à leurs aspirations pour un Sénégal plus démocratique et équitable.

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