Ressources naturelles au cœur des élections présidentielles 2024 au Sénégal

Alors que les élections présidentielles de 2024 approchent, Mamadou Lamine Diallo, leader du Tekki, met en lumière la crise foncière et les enjeux du gaz naturel à Dakar, révélant l’influence croissante de la bourgeoisie foncière et des acteurs politiques dans le secteur immobilier et énergétique du Sénégal.

Dans une récente chronique, Mamadou Lamine Diallo attire l’attention sur l’escalade des prix de l’immobilier à Dakar, exacerbée par l’afflux d’investissements en raison de l’instabilité régionale. Les prix ayant triplé en deux décennies, Diallo pointe du doigt l’accaparement du foncier orchestré au sein du ministère des finances, citant l’exemple de Tahibou Ndiaye du cadastre, connu pour ses démêlés judiciaires.

L’ascension d’Amadou Bâ, décrite par Diallo, symbolise le passage d’un fonctionnaire à une figure centrale de cette bourgeoisie foncière. Bâ, connu pour sa générosité et son style de vie opulent, est présenté comme l’architecte d’une classe dominante foncière, désireuse de contrôler les ressources politiques et naturelles du pays, notamment le gaz naturel.

Cette bourgeoisie, selon Diallo, infusée par la narcoéconomie et le « business des acquiescements », se révèle dans des scandales tels que l’affaire des 94 milliards dénoncée par Ousmane Sonko. Ces événements démontrent le pouvoir et l’influence de cette classe sur divers secteurs, y compris les médias et l’État.

Mamadou Lamine Diallo conclut en citant Marx, soulignant la prédominance de l’économique sur le politique. Il critique la nature prédatrice et paresseuse de la bourgeoisie foncière, incapable selon lui de se transformer en une force industrielle productive. Pour Diallo, s’opposer à Amadou Bâ et à cette classe est un acte de patriotisme, essentiel pour l’avenir économique et politique du Sénégal.

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